La 1ʳᵉ greffe d’organe réussie a eu lieu en 1954. Un jumeau a donné son rein. Aujourd’hui, environ 17 greffes sont réalisées chaque jour en France. Quels ont été les progrès ? Quels obstacles (notamment le rejet du greffon) persistent ? Face au manque d’organes, la xénogreffe est-elle l’avenir ?
C’était à Boston le 23 décembre 1954. Cette veille de Noël, le Dr Joseph Murray réussit la première greffe d’organe de l’histoire de la médecine. Un homme fit don d’un de ses reins à son frère jumeau. En fait la greffe d’organes est un vieux fantasme qui a fait l’objet de nombreux essais depuis des siècles. Mais la technique n’y était pas et surtout l’organe était rejeté car identifié comme inconnu par l’organisme du receveur. Il fallut de nombreuses et grandes découvertes pour que ce geste devienne possible… et fréquent.
En 2024 en France, 6 034 greffes ont été réalisées, soit 17 chaque jour ! Certes, ces interventions sont de plus en plus performantes mais elles restent associées à différents risques, en particulier celui du rejet de l’organe greffé. Si le risque de rejet à court terme est aujourd’hui bien maîtrisé, les mécanismes qui peuvent mener par la suite à la perte de fonction du greffon – et les moyens de prévenir ce phénomène – sont plus incertains.
Comment améliorer la transplantation ? Comment prévoir ce risque de rejet ? Comment savoir quels organes sont le plus à même d’être prélevés ? Et comment augmenter le nombre de ces organes ? Question essentielle car, toujours en 2024, 852 patients sont morts faute d’organes à greffer. Où trouver ces organes ? Chez des animaux ? Modifiés génétiquement ? Aujourd’hui on va revenir sur cette aventure extraordinaire qu’est l’histoire de la transplantation et parler recherche, IA et animaux.


